Directives Sécurité pour la rentrée des classes

La France, comme d’autres pays, a été au cours des derniers mois la cible du groupe extrémiste DAESH. Après des menaces de toutes sortes, l’enseignement français a lui aussi été visé : « […] Il est une obligation de combattre et de tuer, de toutes les manières légiférées, ces ennemis d’Allah. Cela vaut pour les professeurs qui enseignent la laïcité aux enfants ». Les mots de sont pas mâchés, et des mesures s’imposent pour rassurer parents, élèves, et professeurs.

La prévention renforcée

En plus de formations données aux corps enseignants partout dans l’Hexagone pour permettre d’identifier un membre « radicalisé », le ministère de l’Éducation vise une meilleure coopération entre les forces de l’ordre ainsi que les divers établissements. Pour ce faire, trois exercices seront répartis au cours de l’année pour permettre aux élèves de retenir la marche à suivre en cas de danger imminent. Aussi, les élèves seront sensibilisés aux gestes qui sauvent, et le corps enseignant aura de nombreux rappels et formations pour s’assurer des meilleures réactions possibles.
De plus, un référent sera nommé dans chaque académie pour permettre une meilleure transmission des indications et informations, ainsi que s’assurer d’un suivi constant auprès des enseignants qui sont directement visés par les menaces extrémistes.

Des mesures difficiles à mettre en place

Si les mesures énoncées plus hauts devraient être adoptées avec aisance, d’autres sont un peu plus délicates à mettre en place. En effet, une mesure concerne d’éviter les regroupements à l’entrée des divers établissements. Cette mesure entre en collision directe avec l’interdiction de fumer dans les établissements (Lycée principalement). De plus, si les académies sont appelées à s’assurer de la capacité de chacun des chefs d’établissement à donner l’alerte en cas de besoin, nombreux sont les chefs d’établissements qui n’ont pas accès à des moyens de communication utilisables en toutes conditions. Avec une couverture de réseau qui peut être parfois limitée, les téléphones cellulaires ne sont pas toujours d’un grand secours. D’autre part, la messagerie électronique, qui pourrait contrer ce manque de réseau, n’est pas une solution suffisante, n’ayant pas de plateforme surveillée en directe en place.

Des mesures de bonne intention, qui ne seront pas si simple à adopter. Affaire à suivre donc…

 

Crédit photo : francetvinfo

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