Afin que la république soit puissante sur le plan économique et le code du travail adapté aux besoins actuels, le chef d’Etat François Hollande a promis lundi des nouvelles réformes très sensibles lors de sa conférence de presse, la sixième de son quinquennat. Cependant, il a été catégorique sur la question des garanties essentielles du travail : le smic, le contrat et la durée du travail. Pas question de les toucher, a-t-il déclaré.

Une loi tant attendue !

La sixième conférence de François Hollande a été marquée par une nouvelle annonce très attendue. En effet, d’après le Président, le gouvernement présentera dans les jours à venir un projet de loi qui va permettre d’ajuster le code du travail aux conditions actuelles du monde professionnel. La réforme permettra de « donner toute la place nécessaire à la négociation collective et aux accords d’entreprise pour permettre justement qu’il y ait une meilleure adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises », a déclaré le chef d’Etat. Il souhaite que cette nouvelle réforme accorde plus de possibilités aux employeurs et aux salariés de « décider eux-mêmes. En clair, c’est donner plus de pouvoir aux accords en entreprise, moins à la loi et la possibilité de trouver au bon moment des solutions qui peuvent à chaque fois aider à créer de l’emploi et à améliorer la situation des entreprises. Cette réforme était impatiemment attendue, car fin août à La Rochelle, le premier ministre Manuel Valls voulait déjà une réforme du code du travail. Depuis lors, il défend l’idée de donner plus de liberté aux entreprises et à leurs employés « afin qu’ils décident eux-mêmes ». En plus, le ministre de l’économie Emmanuel Macron était également impatient. Il annonçait vouloir poursuivre la réforme du marché du travail avec le code du travail en ligne de mire. Il y a seulement deux mois.

Pas question de briser les tabous

Sur ce projet sensible, François Hollande rassure les français en ce qui concerne quelques sujets intouchables. Il s’agit du contrat de travail, de la durée légale de travail et du Smic ». Interrogé, il a répondu que s’il n’y avait plus de contrat de travail ou de durée légale du travail, ce serait l’abandon de ce qui fait justement le compromis sur lequel les salariés et les entrepreneurs vivent aujourd’hui. Cependant, il laisse entendre qu’il peut y avoir des négociations sur l’application de 35 heures de travail, chose déjà possible car plusieurs boîtes s’y sont engagées. Et jusque-là, tout se fait dans le respect de la loi. La réforme en question doit d’abord faire l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux. C’est la ministre du travail qui tient ce projet brûlant. Elle aura la lourde tâche de prendre contact avec les partenaires sociaux, à commencer par le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.  Enfin, cette réforme peut être un couteau à double tranchant. Mais en voyant le verre à moitié plein, elle constitue une chance considérable pour plusieurs secteurs économiques. Pour le reste, le temps nous en dira davantage.

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