Alternative sérieuse à la voie scolaire dite classique et puissant catalyseur de l’emploi des jeunes, la formation en apprentissage ne s’est jamais aussi bien portée, malgré une légère baisse du nombre d’apprentis en 2014. Cette filière de formation à vocation hautement professionnalisante est surtout destinée aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, et affiche un taux d’insertion nettement supérieur aux autres parcours pédagogiques. Focus sur un cursus sculpté par les besoins réels du marché de l’emploi…

Un transfert de compétences tuteur-apprenti pour les moins de 25 ans

Etroitement liés au monde de l’entreprise, duquel ils puisent leur pédagogie sur-mesure, les centres de formation d’apprentis (CFA) dispensent des enseignements généraux à dominante pratique à travers un transfert de compétences assuré par les tuteurs et les maîtres d’apprentissage, qui offrent aux jeunes un itinéraire crédible pour acquérir des compétences empiriques, mais aussi une connaissance théorique décisive lorsqu’il s’agit d’assurer son auto-formation. Pour devenir apprenti, il faut être âgé de 16 à 25 ans et être reconnu apte à l’exercice du métier visé par le biais d’une visite médicale d’embauche. Les jeunes de 15 ans peuvent souscrire au programme à condition d’avoir accompli la scolarité du premier cycle de l’enseignement secondaire, et ceux qui dépassent les 25 ans peuvent bénéficier d’une dérogation sous certaines conditions (handicap notamment).

Un contrat gagnant-gagnant

Pendant les trois années de sa formation, chaque apprenti est lié à son entreprise par un contrat d’apprentissage qui lui confère un statut de salarié rémunéré au pourcentage du SMIC en fonction de l’âge et de l’ancienneté, tout en bénéficiant d’un enseignement académique au CFA qui, outre les aspects techniques, fait la part belle à l’entrepreneuriat et à l’innovation. De son côté, l’entreprise bénéficiera des apports d’un salarié jeune et inventif, motivé à créer de la valeur et à apporter sa contribution à la pratique du métier auquel il est initié. Enfin, cette perméabilité entre la sphère académique et le monde professionnel facilite le transfert d’innovation managériale et technologique, et concoure efficacement à reconnecter l’école à l’entreprise.

 

Crédit photo : adecco-pme

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